Cette phase survient lorsqu’une stabilité s’est installée (lors de la phase précédente). Elle varie également selon le degré de soutien de l’entourage, la façon dont la victime a été traitée, les démarches qu’elle a dû faire, etc. La victime peut maintenant mener à bien ses activités quotidiennes et est rassurée sur sa capacité de le faire. Elle devra toutefois apprendre à vivre avec le fait qu’elle ait été victime d’une agression sexuelle. Elle peut alors éprouver le besoin de repenser à l’agression afin d’éclaircir certaines questions ou émotions qui la troublent encore.
- La frustration, la colère, la culpabilité peuvent refaire surface lorsqu’elle repense à l’agression.
- La victime peut se sentir loin des autres, surtout de ceux qui ont une attitude ambiguë envers elle.
- Elle ressent parfois le besoin de regarder seule la réalité en face et d’y réfléchir.
- La victime éprouvera peut-être de la colère envers ceux et celles qui ont fait preuve d’incompréhension, d’indifférence ou d’injustice à son égard.
- Elle peut aussi éprouver le besoin de parler à quelqu’un qui pourrait l’aider à faire la lumière sur certains points litigieux.
- La victime peut ressentir du découragement si, après un certain temps, les cauchemars ou les peurs persistent, telle la peur d’être seule, ou si elle est incapable d’avoir des relations sexuelles.
- La colère contre l’agresseur peut être projetée sur les proches.
- Il peut y avoir une remise en question de certaines décisions prises au moment de la recherche de sécurité (ex. : déménager chez ses parents).
- La personne éprouve le besoin de se sentir de nouveau libre et autonome.
Certaines femmes apprennent à vivre avec cette réalité dans leur vie. D’autres vont plutôt décider de mettre cet événement et ses conséquences de côté pour y faire face plus tard lorsqu’elles se sentiront prêtes à le faire ou qu’un événement de leur vie fera resurgir ce passé.