Dénoncer les agressions sexuelles ça ne se fait pas sans vous!

Vous avez été victime d'une agression sexuelle?
Est-il possible de recevoir de l’aide même si je ne veux pas aller à la police et porter plainte contre mon agresseur ?
Réponse : Oui. Vous pouvez recevoir des services du Calacs même si vous ne souhaitez pas dénoncer l’agresseur. Nous offrons de l’aide individuelle et de groupe dont vous pouvez bénéficier. Il est possible que vous ne soyez pas prête à dénoncer l’agresseur ou que vous ne sachiez pas si vous souhaitez le faire. Peu importe votre décision, nous respecterons votre choix. Notre intervention se base sur vos besoins. Cela étant dit, si vous désirez entreprendre des démarches judiciaires, nous vous accompagnerons à toutes les étapes de ce dernier, si c’est ce que vous voulez.
La dénonciation est-elle le seul moyen de s’en sortir ?
Réponse : Non. Il s’agit d’un des moyens possibles. Cela dépend de vous. Il est possible de s’en sortir sans dénoncer l’agresseur. Plusieurs facteurs influencent le choix de la victime de dénoncer ou de ne pas le faire. Par exemple, si l’agresseur est un membre de la famille ou une figure d’autorité, si la victime entretient un lien affectif important avec lui ou si elle craint les conséquences de la dénonciation, elle peut préférer s’abstenir d’entreprendre des démarches judiciaires. Cela ne signifie pas qu’elle ne s’en sortira pas. Elle peut entreprendre des démarches personnelles, tel un suivi avec une intervenante du Calacs, et travailler sur les conséquences des agressions sexuelles.
Es-ce possible que je sois victime d’une agression sexuelle de la part de mon conjoint ou ma conjointe ?
Réponse : Oui. Le fait de partager une relation intime avec quelqu’un n’autorise pas cette personne à porter atteinte à votre intégrité physique, sexuelle et psychologique.
Est-ce que l’agression sexuelle peut être « un accident » ?
Réponse : Non. L’agression sexuelle est une prise de pouvoir d’un agresseur sur sa victime. Il s’agit d’un acte de violence conscient et non d’un accident. L’agresseur sait ce qu’il fait ; il est responsable de sa conduite.
Est-il normal que ne je sois pas constamment en colère contre mon agresseur ?
Réponse : Oui. Il est possible que vous soyez confuse face aux sentiments que vous ressentez face à votre agresseur. Par exemple, dans les cas où le lien entre l’agresseur et la victime est très étroit, il arrive que cette dernière soit partagée entre la colère et l’affection qu’elle éprouve pour son agresseur. Il est possible que les comportements de l’agresseur envers vous n’aient pas toujours été inadéquats et que cette personne occupe une place importante dans votre vie. Il est donc normal que vous ne soyez pas certaine de vos sentiments.
Est-il normal que je me sente détachée lors des relations sexuelles avec mon conjoint ou ma conjointe ?
Réponse : Oui. La difficulté à entretenir des relations sexuelles satisfaisantes est une des conséquences reliée au fait d’avoir été victime d’une agression sexuelle. Il se peut que vous ayez fait un lien entre la sexualité et l’agression comme si la sexualité était toujours liée à quelque chose de désagréable, d’humiliant et de blessant et ce, même si ce n’est pas le cas. La sexualité vécue dans le respect et avec le consentement des deux partenaires est saine et positive. Il demeure cependant normal que cette vision de la sexualité, même si elle est réelle, peut vous paraître impossible à concevoir.
J’ai parlé à ma mère des agressions sexuelles vécues et elle m’a répondu qu’elle comprenait que j’aie été agressée, étant donné le genre de vêtements que je porte. A-t-elle raison ?
Réponse : Non. L’habillement de la victime n’explique en rien l’agression sexuelle. Il est totalement faux de penser que les victimes provoquent les agressions sexuelles par leur habillement, attitudes ou comportements. Il n’en est rien. L’agression sexuelle ne provient pas du désir de l’agresseur pour la victime, mais bien de la prise de pouvoir qu’il effectue sur cette dernière.
Est-il normal que je ne ressente plus de désir sexuel suite aux agressions vécues ?
Réponse : Oui. Il est fréquent que des personnes ayant été victimes d’agression sexuelle soient confrontées à des difficultés sur le plan sexuel. On note parfois une baisse du désir, des douleurs lors des relations sexuelles ou encore du dégoût pour la sexualité. Cela fait partie des conséquences liées aux agressions sexuelles.
Quel est le délai maximal suite à une agression sexuelle pour aller passer une trousse médicolégale ?
Réponse : La trousse médicolégale, employée pour effectuer des prélèvements susceptibles de constituer des preuves médicolégales en cas de poursuite judiciaire, peut être utilisée si l’agression remonte à moins de 5 jours. Si elle remonte à plus de 5 jours, la trousse médicosociale peut être utilisée.
Existe-t-il un délai maximal pour porter plainte contre un agresseur ?
Réponse : Non. En tout temps une victime peut décider de porter plainte contre l’agresseur. Il n’y a pas de délai à respecter pour le faire (selon le code criminel canadien).
Existe-t-il un délai à respecter lorsqu’on souhaite faire une demande IVAC (indemnisation aux victimes d’actes criminels) ?
Réponse : La loi de l’IVAC exige de faire une demande d’indemnisation dans l’année suivant l’acte criminel dont vous avez été victime. Il existe des exceptions particulières à l’intérieur de la loi qui peuvent faire en sorte qu’une demande d’indemnisation peut être acceptée à l’extérieur de ce délai. Vous pouvez nous contacter pour savoir si vous faites partie de ces exceptions. CALACS Trois-Rivières 819 373-1232.
Est-ce qu’une agression sexuelle se produit toujours dans la violence ?
Réponse : Oui. Une agression sexuelle est un acte de violence en soi. Les victimes doutent parfois que l’agression était violente parce que, par exemple, elles n’ont pas été frappées ou malmenées avec brutalité physique. Ceci dit, cela ne change rien à la violence sexuelle ayant été vécue. La violence sexuelle implique l’atteinte à l’intégrité physique, sexuelle et émotionnelle de la personne.
Si je n’ai pas envie d’avoir une relation sexuelle et que mon conjoint ou ma conjointe menace de me quitter si je ne le fais pas, est-ce une agression sexuelle ?
Réponse : Oui. Le chantage, la manipulation affective ainsi que les menaces sont des comportements pouvant être utilisés par un agresseur. Si ces comportements sont utilisés par votre conjoint ou votre conjointe pour vous inciter à avoir des relations sexuelles et que vous n’êtes pas consentante, il s’agit d’une agression sexuelle. Votre consentement n’est alors pas réel; il est dû à la menace.
Est-ce que je peux être considérée comme consentant ou consentante si j’ai éprouvé une excitation sexuelle lors de l’agression ?
Réponse : Non. Il est possible que votre corps réagisse aux stimulations physiques engendrées par les contacts sexuels et que vous éprouviez de l’excitation. Le fait de ressentir ces sensations ne signifie pas qu’il n’y a pas eu d’agression et que vous étiez consentante. Cela demeure une situation d’agression de laquelle vous n’êtes aucunement responsable.
Est-ce que je peux avoir une responsabilité dans l’agression ?
Réponse : Non. Le seul responsable de l’agression, c’est l’individu qui agresse. Les victimes ont parfois l’impression qu’elles ont une part de responsabilité dans l’agression, car elles ont, par exemple, accepté l’invitation à sortir de la part de la personne qui les a agressée, porté des vêtements séduisants, accueilli cette personne chez elles ou entretenu une relation de séduction avec ce dernier. En réalité, ces comportements ne justifient en rien l’agression commise. En fait cela démontre que vous avez été consentante et en accord avec les autres activités que vous avez faites avec cette personne mais cela ne signifie pas que vous étiez d’accord pour avoir une relation sexuelle avec lui. Peu importe la situation, c’est l’agresseur qui est responsable de ses actes.
À qui puis-je parler de l’agression que j’ai vécue ?
Réponse : Parlez à quelqu’un en qui vous avez confiance. Cette personne peut être un proche, un collègue, une intervenante du Calacs, etc. N’hésitez pas à nommer quels sont vos besoins afin d’être bien soutenue. Il se peut que vous craigniez d’être jugée ou de ne pas être crue. Si cela se produit, allez chercher une aide différente. Vous pouvez trouver quelqu’un qui vous accueillera. S’il s’avère difficile pour vous, et ce, peu importe la raison, de dévoiler les agressions à vos proches ou quelqu’un de votre entourage, adressez vous aux ressources disponibles en matière d’agression sexuelle. Vous pouvez obtenir de l’aide au Calacs et parler avec une intervenante en toute confidentialité.
Est-ce normal que j’aie l’impression d’être la source des problèmes dans ma famille si je dévoile une agression sexuelle ?
Réponse : Même s’il est possible que vous ressentiez cela, sachez qu’il n’en est rien. Le dévoilement d’une agression sexuelle engendre souvent plusieurs émotions chez les proches d’une victime et ce, plus particulièrement encore lorsqu’il s’agit d’une agression intrafamiliale, c’est-à-dire lorsque la victime et l’agresseur font partie de la même famille. Cela étant dit, vous n’êtes pas responsable de l’agression et n’êtes pas la source du problème. Gardez en tête que c’est l’agresseur qui est responsable de l’acte commis et de ses conséquences de ces derniers.
Est-ce possible que j’aie oublié les agressions vécues durant mon enfance et qu’elles reviennent sous forme de « flashback » maintenant ?
Réponse : Oui. Il arrive que des victimes d’agression sexuelle durant l’enfance soient confrontées à des circonstances ou des événements déclencheurs susceptibles de faire remonter les souvenirs et les conséquences liés aux agressions vécues. Elles peuvent alors vivre des conséquences semblables à celles rencontrées lors d’une agression récente.
Saviez-vous que
56 % des agressions ont lieu au domicile de la victime ou de l'agresseur.
CALACS Trois-Rivières
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Tél. : 819 373-1232
Téléc. : 819 373-5033

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